[METRO TALK #MP27] Jayesh Lootooa, l'aventurier philosophe !
Jayesh Lootooa, plus connu sur les réseaux sociaux comme Jah Yesh est un féru de la montagne. De la fascination pure jusqu’à devenir un véritable loisir, ce jeune homme de 30 ans et habitant de Crève-Cœur, à l’allure fort sympathique avec un brin de philosophe, a su transmettre une véritable passion à ses nombreux followers. Se décrivant comme le père du « chanroisme »,
un concept qui lui est propre, il nous invite au fil de cette entrevue à se laisser découvrir. Si vous êtes une âme aventureuse, arrêtez-vous pour découvrir ce charmant jeune homme…
Jayesh Lootooa, bienvenue à bord du métro… D’après ce que vous nous avez confié, vous n’êtes pas un grand habitué du tram car vous habitez dans le nord. Tout de même, lorsque vous avez pris le métro, comment aviez-vous trouvé le trajet ?
Bonjour et merci de m’accueillir…J’y ai surtout voyagé vers la fin de mes études universitaires. C’était impressionnant comme dans un film car c’était tout nouveau, tout récent. Ce serait sympa si le métro pouvait venir nous servir dans le nord. Toutefois, une meilleure planification est nécessaire, pour faciliter le bon deroulement de la circulation. Cependant, l’abattage des arbres pour y accommoder le métro, là, je suis un peu réticent... Autrement, c’est un bon projet.
Pour ceux et celles qui ne vous connaissent pas encore, vous êtes un grand fan des sensations fortes…
Si vous faites référence à mes photos sur les réseaux sociaux, c’est le cas de le dire… J’ai besoin de ce contact avec la nature. L’appel y est plus fort. C’est une reconnexion à la nature d’où nous sommes tous issus. Escalader la montagne, pour moi, est un véritable passe-temps ! La seule chose que je fais à 100%, c’est de vivre ma vie à plein temps.
Une petite navigation sur vos nombreux plateformes sociaux (Facebook, LinkIn, Instagram ou encore Tik Tok) montre que vous vouez un amour invétéré à la montagne, en particulier Pieter Both ? D’où vous vient cette fascination justement ?
Depuis ma tendre enfance, la montagne Pieter Both m’a toujours enchanté. C’était ma (seule) amie car j’étais plutôt du genre solitaire au collège. Je me rendais sur le toit de la maison où je lui parlais et elle me répondait à son tour. Bien plus tard, j’ai compris qu’on pouvait l’escalader et le jour où je l’ai grimpée, c’était une expérience magique, terrifiant et excitant à la fois ! Mes amis et moi avions le sentiment de toucher les nuages. Cela a déclenché quelque chose en moi, une connexion que je ne peux expliquer.
Je dirai que failure is the best teacher et le plus tôt que vous arriverez à réaliser cela, le mieux ce serait pour affronter l’avenir

Cet amour a dépassé les attentes, à tel point que vous proposez, vous-même, des randonnées. Comment vous y êtes-vous pris ?
Ce n’était pas calculé. Je postais déjà sur les réseaux mais l’avènement de Tik Tok a tout changé. Les gens sont venus vers moi. C’est ainsi que je me suis formé, par moi-même, afin que je puisse initier les autres. Cela m’a permis de sortir de ma zone de confort et de faire preuve de discipline et de rigueur. Cela me fait énormément plaisir quand certains me confient avoir puisé inspiration de moi et qu’à leur tour, ces derniers partagent leurs expériences avec les autres.
Sur le plan professionnel, vous avez un travail à part entière. Que faites-vous comme métier ?
Je suis graphic designer de formation. Je travaille actuellement comme creative designer en freelance au sein de Spoon Consulting Ltd.
Vous mettez aussi en avant le « chanroism » ? Votre motto: Jah Yesh: Father of Chanroism. Nous vous avouons que nos recherches n’ont rien donné. Qu’en est-il exactement ?
Seki vinn lor montagn ki pou kone. En gros, c’est un terme que j’ai inventé. C’est une philosophie de pensée en lien avec la positivité.
Parlez-nous du concept « le vilazwa » que vous proposez sur Instagram ? En quoi cet habitat est-il si fascinant ?
Il s’agit, en fait, de mon ancienne maison. Je voulais que les gens découvrent ce que c’est que de vivre dans un village entouré d’une nature luxuriante. Je voulais que les gens ressentent que se dan vilaz ki ena lazwa. Pour la petite anecdote, j’ai été victime de bullying à l’ecole. On me disait que j’habitais dans un trou. Je voulais que les gens viennent voir « ce joli trou ». Le projet est, toutefois, en pause pour le moment. Je pense y revenir avec quelque chose d’une plus grande envergure.
Comme toute bonne chose a une fin, nous amorçons le dernier virage de notre trajet. Comment l’avez-vous trouvé ?
C’était tranquille et plutôt agréable. La vue d’en haut était top. Cela offre une nouvelle perspective. Certaines vues m’ont fait penser à la montagne…toujours et encore ! (rires)…
Avant de conclure, vous dégagez une bonne humeur presque contagieuse et cela se voit dans vos vidéos. Quelle est la recette derrière toute cette positivité ?
Ce que nous consommons est très important, y compris le visuel. Par-là, je veux dire qu’il est important de bien choisir ses émissions à la télé car cela façonne notre manière de voir les choses. If you feed positivity, samem ki pou sorti. Aussi, il ne faut pas donner vent aux « drama » (dans le sens créole). Enfin, je dirai qu’il est important d’être humble et d’être grateful pour ce que l’on a. Il faut regarder devant mais aussi en arrière, pour voir justement d’où l’on vient.
Un dernier message aux lecteurs qui vous liront prochainement, en particulier les jeunes comme vous ?
Je dirai que failure is the best teacher et le plus tôt que vous arriverez à réaliser cela, le mieux ce serait pour affronter l’avenir. C’est la société dans laquelle nous vivons qui a stigmatisé l’échec. Je terminerai en disant: Do what you love, love what you do, comme « Ikigai », ce concept japonais qui explique comment une passion peut ajouter de la valeur à la vie. Enfin, il est aussi important de ne pas oublier que nous devons tendre la main à notre prochain car tousel nou al pli vit me ansam nou al pli lwin. À bientôt…
